Eustace Budgell, Preface to The Moral Characters of Theophrastus.
Edition/Traduction : Claire Boulard Univ. Sorbonne Nouvelle
Article mis en ligne le 24 novembre 2011 par Chantal Schutz
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Preface to The Moral Characters of Theophrastus. Translated from the Greek, by Eustace Budgell, Esq. (London, 1714)

Texte anglais Texte français

1.There having already been two Translations of the Characters of Theophrastus, one in French and the other in English, [1] the Publick will doubtless expect I should say something of this Version, and perhaps will not be displeased with a few Remarks on the Work it self.

1. Deux traductions des Caractères de Théophraste ayant déjà été publiées, l’une en français et l’autre en anglais [2], le public s’attendra sans doute à ce que je dise quelques mots de cette nouvelle version, et ne sera peut être pas mécontent de lire quelques remarques sur l’ouvrage même.

2.Theophrastus writ in the hundred and fifteenth Olympiad, that is, above three hundred Years before the Birth of our Saviour. There are, I presume, few People who will not be pleased to see the Characters of Mankind in that early Age, and the Manners of the People of Athens, the most celebrated Republick in Greece, described in so masterly a Hand. The Book I have translated, has been ever look’d upon as one of the most valuable Pieces of Antiquity. It was translated into French several Years since by the famous Monsieur Bruyere, and probably gave the first Hint to that excellent Author for his own succeeding Characters. As for our English Translation, I shall say no more of it, but that it is wholly done from the French, [3] and as it always happens in a Translation of a Translation, is every where flat and spiritless. It might perhaps be thought too hard if I should say Monsieur Bruyere was afraid of having Theophrastus outshine himself ; yet I shall make no Scruple to affirm that the Method he has used in translating him, has very much taken from the Beauty of his Author.

2. Théophraste écrivit durant la cent-quinzième Olympiade, c’est-à-dire plus de trois cents ans avant la naissance de notre Sauveur. Il seront peu nombreux, je pense, à ne pas se réjouir de voir, décrits par une main si sûre, les caractères du genre humain vivant à cette période reculée ainsi que les mœurs du peuple d’Athènes, la république la plus renommée de Grèce. Le livre que j’ai traduit a toujours été considéré comme une des pièces les plus précieuses de l’Antiquité. Il a été traduit en français voici quelques années par le célèbre Monsieur Bruyère et a probablement fourni à cet excellent auteur son point de départ pour la rédaction de ses propres Caractères. Quant à notre traduction en anglais, je ne dirai rien de plus, sinon qu’elle fut entièrement élaborée à partir de la version française, [4] et comme cela se produit toujours dans le cas d’une traduction de traduction, elle est plate et insipide. On penserait que je suis trop sévère si je disais que Monsieur Bruyère craignait que Théophraste lui fît de l’ombre, pourtant je n’aurai aucun scrupule à affirmer que la méthode qu’il a utilisée pour le traduire a retiré bien des beautés à cet auteur.

3. The very Life and Soul of these Characters seems to consist in their being struck at an heat, and in a peculiar smartness and turn, which ought, if possible, to be preserved in every Sentence. If the Reader is diverted in the midst of a Character, and his Attention called off to any thing Foreign to it, the lively impression it should have made is quite broken, and it loses more than half its force. Theophrastus at the time he writ, refer’d to nothing but what was well known to the meanest Person in Athens ; but as Monsieur Bruyere has manag’d it, by hinting at too many Grecian Customs, a modern Reader is obliged to peruse one or two Notes, [5] which are frequently longer than the Sentence itself he would know the Meaning of.

3. La vie et l’âme même de ces caractères proviennent de ce qu’ils sont dépeints avec feu et avec une vivacité et un tour si particuliers qu’ils devraient, si possible, être conservés pour chaque phrase. Si le lecteur est distrait dans sa lecture d’un caractère, et si son attention est attirée par un détail qui lui est étranger, l’impression vive que ce caractère aurait dû produire est tout à fait gâchée, et il perd plus de la moitié de sa force. Théophraste, au temps où il écrivit, ne faisait référence qu’à ce qui était bien connu des personnes les plus humbles d’Athènes ; mais la manière dont Monsieur Bruyère a procédé, en usant de trop nombreuses allusions aux coutumes grecques, oblige le lecteur moderne à consulter une ou deux notes, qui sont souvent plus longues que la phrase même dont il voudrait connaître le sens. [6]

4. In order to avoid this, I have taken a pretty deal of Liberty in the present Translation ; and been much more solicitous to preserve the Spirit and Humour of Theophrastus, than his Words. I have carefully read over the Notes of Casaubon and Duport, [7] to whom I am oblig’d for the Meaning of several obscure Passages. I have usually followed his Interpretation in which there was most Humour, and sometimes ventured to differ from them both ; so that the Reader may, if he pleases, look upon this Translation of Theophrastus, as a short Commentary interwoven with the Text. I have indeed still given a Grecian cast to the whole Work ; but as there is not one Sentence but what a Reader of common Understanding, tho’ no Scholar, may easily take the Meaning of, I have added no Notes.

4. Afin d’éviter cet écueil, j’ai pris une certaine liberté dans la présente traduction ; et j’ai été bien plus soucieux de préserver l’esprit et l’humour de Théophraste que ses mots. J’ai scrupuleusement lu l’ensemble des Notes de Casaubon et de Duport, à qui je suis fort obligé pour le sens de plusieurs passages obscurs. [8] J’ai en général suivi son interprétation, qui était la plus humoristique, et je me suis parfois aventuré à adopter une interprétation différente des leurs. Si bien que le lecteur peut s’il le souhaite, considérer cette traduction de Théophraste comme un court commentaire tissé dans les lignes du texte. J’ai bel et bien donné un air grec à l’ensemble de l’œuvre ; mais comme il n’y a pas une seule phrase dont le lecteur de sens commun, sans être érudit, ne puisse aisément comprendre le sens, je n’ai ajouté aucune note.

5. Every one who is acquainted with the Greek Tongue, will find that some of the Titles to the following Characters express so many complex Ideas, that it was impossible to translate them by any single English Word ; for which reason I found myself obliged now and then to explain them.

5. Quiconque connaît la langue grecque trouvera que certains titres de ces caractères expriment de si nombreuses idées complexes qu’il était impossible de les traduire par un seul mot anglais. C’est la raison pour laquelle je me suis vu dans l’obligation de les expliquer de temps à autre.

6. I shall say nothing more about the present Translation, but that I was particularly forced to vary from my Author in the 19th Chapter, entitled, A Sloven. The Truth of it is, the Original was so very course, that the Politeness of the present Age would never have endured it ; and yet the French Translation is not at all more Delicate. I shall make no Apology for this, and only wish that Chapter, as much as I have often soften’d is, may pass uncensored among my Well-bred Readers.

6. Je ne dirai rien de plus de cette présente traduction, sinon que je fus en particulier forcé de m’éloigner de mon auteur dans le 19e chapitre, intitulé "D’un vilain homme". La vérité est que l’original était si cru que la politesse actuelle n’aurait jamais pu l’endurer ; et d’ailleurs la traduction française n’est pas plus raffinée. Je ne présenterai aucune excuse pour cela et espère que ce chapitre, pour autant que je l’ai adouci, passera sans dommage la censure de mes lecteurs policés.

7. It is evident, from the Introduction to the following Characters, that Theophrastus had a Design to have treated all the Vertues and Vices ; but not beginning, as he himself tells us, till he was ninety nine Years Old, [9] it is probable that he did not live long enough to finish his Work. There are the Titles only of two more chapters found in some old Manuscripts.

7. Il est évident, à lire l’introduction de ces Caractères, que Théophraste avait le dessein de traiter de tous les vices et de toutes les vertus. Mais comme selon ses propres dires, il ne les commença qu’à l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans, [10] il est probable qu’il ne vécut pas assez longtemps pour terminer son travail. On y trouve seulement les titres de deux autres chapitres dans des manuscrits anciens.

8. The Readers will see most exquisite touches of Humour, with an exact Copy of Nature, in every Character ; and I believe I may venture to affirm, that if several of them were well worked up, and brought upon the British Theatre, they could not fail of Success. Theophrastus indeed may not be improperly called the Father of Comedy ; Menander the Comick Poet was his Disciple, and as Pomphilas informs us, was obliged for a great part of his Humour to the Conversation and Writings of his Master. [11]

8. Le lecteur verra dans chaque caractère les traits humoristiques les plus raffinés associés à une peinture fidèle de la nature. Et je crois que je peux avoir l’audace d’affirmer que, si certains de ces caractères était bien travaillés et portés sur la scène britannique, ils remporteraient assurément le succès. Il ne serait pas faux en effet d’appeler Théophraste le Père de la Comédie ; Ménandre le poète comique était son disciple et, selon Pamphile, était redevable d’une grande part de son humour à la conversation et aux écrits de son maître. [12]

9. The same Author says that Theophrastus himself was very much delighted with Comedies ; and we may observe that among the lost Works of our Author there were two Treatises, the one concerning Comedy, and another of the Nature of Ridicule.

9. Le même auteur assure que Théophraste lui-même adorait les comédies et l’on peut observer que parmi les écrits perdus de notre auteur se trouvaient deux traités, l’un sur la comédie, et l’autre sur la nature du ridicule.

10. Every one knows that Terence formed himself upon Menander, and had doubtless also an Eye to the Writings of this Philosopher. The Characters of Gnatho and Thraso in particular, which are looked upon as the two most humorous in Terence, are very excellent Copies of the Flatterer and Vainglorious Coward in Theophrastus. [13]

10 Chacun sait que Térence se forma grâce à Ménandre et qu’il connaissait les écrits de ce philosophe. Les Caractères de Gnathon et Thrason en particulier, que l’on considère comme les deux plus amusants chez Térence, sont d’excellentes copies du flatteur et du vantard couard de Théophraste. [14]

11. The Plan of Theophrastus is extremely narrow, none but so great Genius could have succeeded in it, since, as Monsieur Bruyere observes, he has made use in all his Characters but of one single Figure, namely Description or Enumeration.

11. Le projet de Théophraste requiert une extrême précision et seul un si grand génie pouvait réussir, puisque, comme l’observe Monsieur Bruyère, il n’a fait usage pour tous ses caractères que d’une seule figure, la description ou l’énumération.

12. There are some Characters which at first sight may possibly seem to be the same, but whoever observes them narrowly, will find that Theophrastus no where so finely discovers his perfect Knowledge of humane Nature as in the different Circumstances that compose those several Characters. Instances of this are to be met with in the three sorts of Avarice, the two impertinent Men, &c. The nicety of his Discernment in this particular is so very conspicuous, that one cannot sufficiently regret the loss of that Work which I find among the Catalogue of his Writings, recorded by Diogenes Laertius, under the Title (‘Aςετών διαροeαζ) The differences of Virtues. [15]

12. Certains caractères paraissent à première vue se ressembler ; mais après observation, on verra que Théophraste ne révèle jamais aussi finement sa connaissance de la nature humaine que dans les différentes circonstances qui composent ces caractères divers. On en trouve des exemples dans les trois sortes d’avarice, les deux importuns, etc. La subtilité de son discernement dans ce dernier exemple est telle que l’on ne peut trop déplorer la perte de cette œuvre que j’ai trouvé mentionnée dans le catalogue de ses écrits que donne Diogène Laërce, sous le titre de *mercredi, novembre 23, 2011ςετώυ διαφeατ) De la différence des Vertus. [16]

13. I cannot conclude this Preface without observing that the learned Casaubon, and Mr. Needham of Cambridge (who has lately put out a very neat Edition of Theophrastus), are both of Opinion, that several of these Characters are confounded and mixed together, that some of them are imperfect, and that we have lost the Titles of others. Their Reason is, that they frequently find under one Title several Circumstances which they cannot conceive so properly to belong to it. With Submission, I cannot help being of a different Sentiment ; and think that this seeming Perplexity may very easily be accounted for. Theophrastus was the Spectator of the Age he lived in : he drew the Pictures of particular Men ; and while he was describing for Example, a Miser, having some remarkable offender of this kind in his Eye, he threw in a Circumstance or two, which, tho’ they might not possibly be proper Examples of Avarice, served to make the Picture of the Man Compleat. A Character therefore in Theophrastus may be compared to a Looking-glass that is placed to catch a particular Object ; but cannot represent that Object in its full Light, without giving us a little Landskip of every thing else that lies about it.

13. Je ne peux conclure cette préface sans observer que le savant Casaubon et Monsieur Needham de Cambridge (qui a récemment publié une brillante édition de Théophraste) estiment tous deux que plusieurs de ces caractères ont été fondus et mélangés, que certains sont imparfaits et que nous avons perdu les titres d’autres. Ils en veulent pour preuve le fait qu’ils trouvent fréquemment sous un titre plusieurs traits dont ils ne peuvent concevoir qu’ils s’y rapportent tous. Avec humilité, je ne peux m’empêcher d’être d’un sentiment différent ; et je pense que l’on peut expliquer facilement cette apparente difficulté. Théophraste était le Spectateur de son époque. Il dressait des portraits d’hommes particuliers ; et, tandis qu’il décrivait par exemple un avare, ayant sous les yeux quelque exemple remarquable de ce vice, il y jetait un ou deux traits qui, sans être des exemples propres d’avarice, contribuaient à parachever le portrait de cet homme. Chez Théophraste, on peut comparer un caractère à un miroir placé pour refléter un objet précis, mais qui ne peut représenter cet objet dans toute sa lumière sans nous donner un aperçu du paysage à l’entour.

Notes :

[1] One in French, one in English] Budgell refers to Jean de La Bruyère’s translation of Theophrastus’s Characters along with his own modern characters. La Bruyère’s first edition received the royal privilege in 1687 and was published in 1688. It met immediate success : eight editions were issued between 1688 and 1694. It was translated into English under the title The Characters or the Manner of the Age, made English by several hands and the Characters of Theophrastus Translated from the Greek and a prefatory discourse to them by Monsieur de la Bruyère in 1698. (1713, 6th ed).

[2] Budgell fait ici allusion à la traduction par Jean de La Bruyère des Caractères de Théophraste qu’il publie avec ses propres caractères. La première édition des Caractères reçut le privilège royal en 1687 et parut en1688. Ce fut un succès immédiat. Huit éditions parurent entre1688 et 1694. Elle fut traduite en anglais sous le titre, The Characters or the Manners of the Age, made English by several hands and the Characters of Theophrastus Translated from the Greek and a prefatory discourse to them by Monsieur de la Bruyère in 1698. (1713, 6th ed).

[3] it is wholly done from the French ] The title of the 6th subsequent edition to this English version is misleading suggesting that Theophrastus ‘s characters were translated into English from the Greek. As Budgell rightly points out in the preface, they were in fact a translation from the French rendering by La Bruyère.

[4] Le titre de cette édition de la version anglaise prête à confusion, car il laisse entendre que cette traduction est élaborée à partir du texte grec et non à partir de la traduction française de La Bruyère.

[5] The reader is obliged to peruse one or two notes] Indeed, La Bruyère’s original translation included many -mostly short- footnotes commenting upon or simply elucidating Greek customs. La Bruyère’s notes were also translated in the margins of the English translation.

[6] En effet, la traduction de La Bruyère incluait de nombreuses mais courtes notes expliquant les mœurs des Grecs. Ces notes apparaissent dans la traduction anglaise de l’édition de la Bruyère

[7] Isaac Casaubon (1559-1614)’s edition of Theophrastus’s Characters was considered as the authoritative scholarly edition to use for a translation. Casaubon had translated 22 of Theophrastus’s Characters into Latin in 1592 to which he added five newly discovered characters in his 1599 edition. Moreover he completed his authoritative edition with a 270 pages long Latin commentary on the text. James Duport (1606-1679), Greek Professor at Cambridge and later Master of Magdalen College Cambridge, had given public lectures on Theophrastus’s first fifteen Characters. His manuscript lectures were published in 1712 by Peter Needham, another Greek Cambridge scholar, in Theophrastou Charackteres Ethikoi. Theophrasti Characteres ethici. Graece & Latine Cum notis ax emenddationibus Isaaci Casauboni & aliorum, (1712), 618 pp.

[8] Isaac Casaubon (1559-1614) fut l’auteur d’une édition de référence qui fit autorité jusque dans les années 1950. Casaubon avait traduit en latin vingt-deux caractères de Théophraste en 1592, auxquels il ajouta dans son édition de 1599 cinq nouveaux caractères. Son édition contient deux cent soixante-dix pages de commentaires sur le texte. James Duport (1606-1679), Professeur de Grec à Cambridge devenu ensuite Maître à Magdalen College, Cambridge, avait donné des conférences sur les quinze premiers caractères de Théophraste. Ses manuscrits furent rassemblés et publiés en 1712 dans Theophrastou Charackteres Ethikoi. Theophrasti Characteres ethici. Graece & Latine Cum notis ac emenddationibus Isaaci Casauboni & aliorum, (1712), 618 pp.) par Peter Needham, autre spécialiste des humanités classiques à l’Université de Cambridge.

[9] See Theophrastus’s short preface to his Characters.

[10] Voir la courte préface de Théophraste lui-même à ses Caractères.

[11] Budgell here draws on Diogenes Laercius’s chapter on Theophrastus. Diogenes Laercius reports that Pamphilus mentions Theophrastus’s love for comedy in his 13th book of his Commentaries. Budgell may have read Diogenes Laertius’s translation into English published in 1688 and reissued in 1698 with the title : The Lives, Opinions, and Remarkable Sayings of the Most Ancient Philosophers made English by several Hands, 1688, book V, p 348.

[12] Budgell s’inspire ici du chapitre que Diogène Laërce consacre à Théophraste dans Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres (ed. Robert Genail, Garnier Flammarion, 1965, vol. 1, livre 5, 242). Diogène rapporte que, selon le livre 13 des Commentaires de Pamphile, Théophraste adorait la comédie. Cet ouvrage fut traduit en anglais en 1688 sous le titre The Lives, Opinions, and Remarkable Sayings of the Most Ancient Philosophers made English by several Hands que Budgell a pu consulter, puisquil fut réédité en 1698.

[13] Budgell compares characters n° 2 and 21 with the characters in Terence’s play The Eunuch. Terence’s comedies were widely available in English since 1694 thanks to the historian Laurence Echard’s translation : Terence’s Comedies made English (London, 4th ed 1713).

[14] Budgell compare les caractères n° 2 et 21 avec les personnages de la pièce de Térence L’Eunuque. Depuis 1694, les traductions anglaises (Terence’s Comedies made English, London, 4th ed., 1713)) de l’historien Laurence Echard avaient rendu les comédies de Térence accessibles au grand public.

[15] Diogenes Laertius, The Lives, Opinions, and Remarkable Sayings of the Most Ancient Philosophers made English by several Hands , 1688, p 356.

[16] Diogène Laërce, Vie, doctrines et sentences des philosophes illustres, 246.

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